La Bulgarie en quelques points :

· La Bulgarie fait partie de l'Union Européenne depuis Janvier 2007.
· La capitale est Sofia avec 1,2 millions d’habitants.
· La population totale du pays est de 7,8 millions d’habitants.
· La monnaie actuelle est le nouveau Lev, au taux fixe de 1 € = 1,96 Lev (лв).
· Les cartes de crédit étrangères sont acceptées par les distributeurs, certains grands hôtels ou magasins. Les chèques sont inexistants en Bulgarie. C'est le paiement en espèces qui reste le plus courant.
· L'Euro sera adopté en 2012.
· La langue est le Bulgare, très proche du Russe, avec un alphabet en cyrillique.
· La Bulgarie est frontalière à la Turquie, la Grèce, la Roumanie, la Serbie et la République de Macédoine.
· Le pays est 102ème en terme de superficie, environ 5 fois plus petit que la France.
· La Bulgarie se situe à la même latitude que le sud de la France.
· Le Massif des Balkans coupe le pays en deux. Il traverse le centre de la Bulgarie, de la frontière serbe jusqu’à la côte de la Mer Noire.
· Le climat est continental tempéré, doux et favorable aux voyages en toutes saisons.
· L’eau est l’une des plus grande ressources du pays avec 1600 sources d’eau potable, plus de 500 fleuves et rivières (dont le Danube) et 336 lacs.
· L'eau des rivières et des lacs est d'une pureté exceptionnelle, notamment par le fait que les bulgares utilisent peu d’engrais chimiques.
La Bulgarie est l'une des plus belles destinations des pays de l'est avec un fort potentiel de très gros poissons.
Lorsque nous avons découvert la Bulgarie et l’immensité de son potentiel halieutique, je me suis demandé par quoi commencer ! Par quelle région, par quel lac ou rivière, par quel poisson et avec quelle technique ? Ici tout est inconnu, à commencer par l’alphabet de la langue (le cyrillique). Même si l’on décide d’une destination, un lac à visiter par exemple, les panneaux de direction sont rares et difficilement lisibles par un non-initié. Même en étudiant précisément un itinéraire sur des cartes routières, il est impossible d’éviter des accès presque impraticables sans un véhicule 4x4. C’est finalement au terme d’un séjour dans la ville de Burgas que nous avons décidé de prospecter les lacs à proximité, dans un rayon de 150 kms. On trouve tout à Burgas, la ville est sympa, animée, les gens sont cools, la Mer Noire est belle, on a rapidement envie de s’y installer. 6 grands lacs de barrage feront donc l’objet de notre prospection, pendant 60 jours environ, sur 6 séjours entre Mai et Novembre. A l’approche de chaque site tout sera totalement inattendu, tout sera toujours surprise et improvisation, bien autant d’émerveillement que de
stricts rappels aux imprévisibles lois de la nature. Bien avant la pêche, il faut trouver un hébergement, un point de ravitaillement et le plus difficile : un bateau. Puis, lorsque toute la logistique est au point, il faut choisir les secteurs de pêche. Face à des monstres de 2500 hectares, on se sent bien petit ! Même mon sondeur perfectionné m’apparait comme le vacillant soutien d’une bougie dans l’obscurité totale. Il faut intégrer le lac, le « respirer », l’accepter comme maître sans jamais espérer le dominer. Plutôt que de pêcher au hasard, je me suis essentiellement concentré sur l’observation et le repérage pendant mes 5 premiers séjours en Bulgarie.
Jean-Philippe Carry